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3.1
Le 1er type de variantes

 

Justificatif de cette recherche

Etablissement de la notion

 

 

En tel point de l’antienne, un témoin (ou un groupe de témoins) s’écarte du reste de la tradition manuscrite.

La différence matérielle d’ordre graphique que nous constatons entre ce témoin et les autres manuscrits correspond, de façon directe et univoque, à une différence d’ordre sonore entre les deux chants.

 

Justificatif de cette recherche

Pourquoi aborder les variantes locales par un petit groupe de manuscrits français? C’est une démarche antérieure, l’étude approfondie du mansucrit du Mont-Renaud, en particulier la recherche de la signification de ses neumes[1] et l’étude comparative plus poussée de certains d’entre eux[2], qui nous a conduit à mettre en evidence l’originalité du discours mélodique de certains manuscrits français par rapport aux traditions plus connues de l’Est[3]. Jacques Hourlier avait évoqué au passage un phénomène qu’il désignait sous le nom de variantes «françaises»[4]. Ces variantes n’avaient pas échappé au regard des auteurs du Graduel critique[5], qui les avaient cependant laissé de côté en les considérant comme trop «marquées» pour être compatibles avec leur objectif d’une édition critique.

Aujourd’hui, à la lumière de ce que nous savons sur la romanisation des liturgies gallicanes comme terrain de la composition romano-franque, ces variantes acquièrent une importance renouvelée.

Etablissement de la notion

Le répertoire romano-franc apparaît dans l’histoire sous la forme de traditions particulières qui se manifestent à nous par une multitude de variantes locales ou régionales. Pour établir de façon assez stricte cette notion de premier type de variante, nous avons choisi un ensemble d’antiennes du Propre de la messe et un groupe particulier de manuscrits français centrés autour de Saint-Denis.

Après avoir montré l’intérêt historique, musical et esthétique de l’étude de telles variantes locales, nous tenterons appliquer cette notion de variante aux antiennes de l’office. Nous verrons que la notion apparaît alors beaucoup moins simple à cerner. La recherche de variantes liées à diverses traditions (germaniques, bénéventaines et aquitaines), mettra en lumière les limites de cette notion de 1er type de variante appliquée aux antiennes de l’office. Cette partie de l’étude sera conclue par l’examen de deux cas spécifiques, qui ouvrent sur de possibles recherches ultérieures:

– l’antienne Gaude et laetare, avec quatre mélodies différentes selon les manuscrits, mais avec d’étonnants points de contact entre ces mélodies:

      l’antienne Ecce Maria, dotée de deux mélodies différentes au sein du même manuscrit.

 

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[1] D. Saulnier, «Die Handschrift von Mont-Renaud und ihre französichen Varianten», Musicologica Austriaca 14/15 (1996), 125-132.

[2] D. Saulnier, «Les torculus du Mont-Renaud», Etudes grégoriennes 24 (1992), 135-180. «Les climacus du Mont-Renaud», Etudes grégoriennes 32 (2004), 147-151.

[3] D. Saulnier, «Présence d’une tradition orale française parallèle à celle de Metz et Saint-Gall», Etudes grégoriennes 31 (2003) 5-24: et dans: L’art du chantre carolingien. Découvrir l’esthétique première du chant grégorien, éd. Ch.-J. Demollière, Metz, 2004, 125-139.

[4] J. Hourlier, «Remarques sur la notation clunisienne», RG 30 (1951), 240.

[5] Le Graduel romain, édition critique…, 4. Le texte neumatique, 1. Le groupement des manuscrits, 299, 395

 

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